À la suite de la question liée à sa présence à Goma, siège de l'Alliance Fleuve Congo AFC / M-23, qui suscite de nombreuses interrogations, l'ex-Président Congolais a indiqué que Goma est chez lui, affirmant qu'il subit l'acharnement depuis 2019, où il a cédé pacifiquement la gestion du pays à son successeur.
« Goma, c’est chez moi. Je vous reçois dans la maison que j’ai achetée en 1999. L’acharnement contre ma personne et contre ma famille politique a commencé dès 2019, bien avant la naissance de l’AFC/M-23. Je considère qu’il est de mon droit d’être en contact et de dialoguer avec tous les Congolais, avec pour objectif principal la cohésion et la recherche de la paix. Pour moi, c’est même une mission », a-t-il déclaré dans cette interview.
À la question concernant la guerre d'agression rwandaise menée dans la partie orientale par le mouvement rebelle du 23 mars (M-23) et alliés, dont il est cité comme figure emblématique qui appuie le financement de ces derniers, Joseph Kabila dit penser à aujourd'hui et non demain.
« Je ne pense pas à demain, je pense à aujourd’hui. Je l’ai déjà dit en mai dernier, il faut mettre fin à cette dictature, cette tyrannie qui vient de s’installer. Et pour y arriver, il faut mobiliser, sensibiliser tous les Congolais, qu’ils soient en exil ou à l’intérieur du pays. Il faut que ce soit une mission pour chacun de nous. Et pour en finir avec ce régime, les Congolais ont à leur disposition l’article 64 de la Constitution. Tout Congolais a l’obligation de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation de la Constitution. »
En ce qui concerne la question de l'accord secret entre son successeur et lui, dont le contenu n'a jamais été révélé, Joseph Kabila a indiqué qu'il n'avait pas trop confiance, car, explique-t-il : « je l'ai gardé parce que je savais que si je leur donnais, cela se retrouverait immédiatement sur les réseaux sociaux ».
La sortie médiatique de Joseph Kabila intervient dans un contexte sécuritaire très persistant dans l'Est de la République Démocratique du Congo, où la population subit un lourd tribut des exactions perpétrées contre elle, selon plusieurs rapports des experts de l'ONU.
Rédaction Legon News.

.jpg)
Exprimez-vous