Par Grégoire Tshiamumanya.
Voici ce qu'il a dit
J’étais en mission de supervision dans le cadre de la Mpox à l’Hôpital Général de Kinkole, où les faits ont été commis. Selon les autorités de l’hôpital, une femme de 21 ans, enceinte à terme, a été transférée dans cet hôpital en provenance d’un centre de santé périphérique pour manque de collaboration.
À son admission, il s’agissait d’une primigeste en travail, qui refusait de se soumettre aux examens médicaux nécessaires. Elle voulait rentrer chez elle, alors que l’accouchement était physiologique et déjà en phase active. Elle refusait que quiconque la touche, y compris les membres de sa famille présents : sa mère biologique et ses sœurs.
Toute l’équipe de garde était épuisée après avoir multiplié les conseils. Un médecin de garde, également pasteur, aurait réussi à la convaincre. Cependant, pendant la phase d’expulsion, elle refusait de pousser et gardait les jambes fermées. C’est dans ce contexte que le médecin a pratiqué une épisiotomie. Après la délivrance, la patiente a commencé à saigner et refusait la suture, ne voulant écouter personne. C’est alors qu’il a eu recours à une méthode non conventionnelle.
La patiente a finalement cédé. Un stagiaire de l’IM, présent dans la salle d’opération, a été sollicité pour filmer la scène afin de constituer une preuve au cas où la patiente décéderait des suites de l’hémorragie. Après toutes ces interventions, la patiente est redevenue stable et a quitté l’hôpital le soir même. Malheureusement, le médecin n’a pas pris la précaution de récupérer la vidéo du téléphone du stagiaire pour la supprimer. Le stagiaire est donc reparti avec la vidéo et a jugé bon de la publier le soir même.
Dans la soirée, l’Inspection générale de la santé ainsi que la police judiciaire se sont saisies du dossier. À 5 h 30 ce jour, le médecin a été arrêté à l’hôpital, avec toute l’équipe de garde ainsi que les responsables administratifs du département, puis conduit à la commune de la Gombe.


Exprimez-vous