Par Thomas Ernest Mukonga depuis Kananga.
Kananga, le 29 mars 2026 - À l’occasion du mois dédié aux combats pour les droits de la femme, célébrée chaque le 8 mars, la Clinique ophtalmologique Mulami Muimpe, située dans la province du Kasaï-Central, a organisé une série d’activités axées sur la promotion de l’accès équitable aux soins oculaires pour les femmes et les filles.
Placée sous le thème « Droits, justice et action pour la santé oculaire des femmes et des filles », cette initiative, conduite par le médecin directeur Dr José Makolo, a réuni des professionnels de santé, des patients et des membres de la communauté autour d’une problématique encore largement sous-estimée : les inégalités d’accès aux soins visuels.
Les différentes interventions ont mis en lumière les obstacles structurels qui limitent l’accès des femmes aux services ophtalmologiques, notamment en milieu rural. Le manque d’infrastructures adaptées, les coûts souvent élevés des soins et l’insuffisance de politiques publiques inclusives constituent autant de freins majeurs. Les experts ont insisté sur la nécessité d’intégrer pleinement la santé oculaire dans les stratégies nationales de santé publique.
Une bonne vision ne relève pas uniquement du bien-être individuel : elle joue un rôle déterminant dans l’éducation, l’autonomie économique et la participation sociale des femmes. Les discussions interactives ont permis aux participants d’exprimer leurs préoccupations et de proposer des pistes de solutions concrètes. Parmi les recommandations formulées figurent :
« Le renforcement des campagnes de sensibilisation communautaire ; La réduction des coûts des soins ophtalmologiques ; L’amélioration de la couverture sanitaire ; Le développement d’infrastructures accessibles dans les zones reculées. »
Ces échanges traduisent une volonté collective d’inscrire la santé visuelle dans une dynamique de développement inclusif. C'est une initiative concrète pour lutter contre la cécité évitable, avec l’annonce d’un programme de prise en charge gratuite des femmes souffrant de cataracte bilatérale sur une période de 12 mois. Cette initiative vise à réduire significativement les cas de cécité évitable dans la province.
Au-delà de l’aspect médical, ce programme s’inscrit dans une logique d’autonomisation des bénéficiaires. En restaurant la vue, il permet aux femmes de retrouver une indépendance fonctionnelle et de participer pleinement aux activités socio-économiques.
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