Selon Benit Mutombo, Directeur adjoint de AN icopren-rdc, la situation sécuritaire qui prévaut dans la zone est la principale cause de ce chômage endémique. « Les jeunes sont souvent cloués aux jeux awalés pour de perte de temps, faute de mieux », explique-t-il. Walemba Kanini, expert en entrepreneuriat, ajoute que l'absence de boulots et d'occupations pousse les jeunes à se tourner vers des activités illicites, telles que l'abattage d'arbres, la carbonisation et l'extraction de minerais, mettant en danger la biodiversité du Parc National de Kahuzi-Biega (PNKB).
« Il est temps que le gouvernement congolais et ses partenaires investissent dans l'organisation locale pour créer de l'emploi indirectement à cette jeunesse abandonnée à sa triste sort », déclare-t-il. Murhula Kabutura, activiste de la société civile, craint une augmentation des vols dans différents coins du territoire de Kabare. « La zone est victime de certains cas de vol nocturne faute de manque d'occupation », signale-t-il.
Walemba Kanini propose l'implication des jeunes dans l'entrepreneuriat pour une dépendance économique totale. « Il est temps de passer de la théorie à la pratique et de donner aux jeunes les moyens de créer leur propre emploi », conclut-il. Rappelons que depuis la chute du Sud-Kivu, des milliers de jeunes et d'hommes ont perdu leur boulot et mènent une vie misérable, estimée dangereuse pour la population selon plusieurs témoins de la société civile dans la région.
Par Hobereau Kitumani depuis Bukavu.


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