Par Rodrigue Kolaba Koto.
Il s'agit de madame Kavira Kabuyaya Zawadi, conductrice de taxi-tricycle communément appelé Bajaj dans la ville de Butembo, qui a été enlevée depuis quelques jours, en pleine journée, dans la ville, sous le regard impuissant des services de sécurité et de défense, a indiqué maître Grâce Kapitula dans une liaison téléphonique à Legon News ce lundi 30 mars. Pour ce défenseur des droits de l'homme, cet enlèvement traduit une honte pour tout le système sécuritaire d'une ville comme Butembo.
« Nous condamnons avec la plus grande fermeté le silence et l'inaction des autorités face à l'insécurité grandissante dans notre ville de Butembo. Combien de fois devons-nous vous alerter ? Combien de fois devons-nous vous dire que les sociétés de télécommunications ne jouent pas leur rôle dans la sécurisation de la population ? Aujourd'hui encore, elles refusent ou sont incapables de localiser les criminels, malgré les moyens technologiques dont elles disposent », s'insurge Maître Grâce Kapitula.
Pour ce défenseur des droits humains, le cas de madame Kavira Kabuyaya Zawadi, enlevée en plein centre-ville de Butembo, est totalement inadmissible et jette l'opprobre sur tout le système sécuritaire de la ville. Refusant de se lancer dans des activités déshonorantes comme d'autres, madame Kavira Kabuyaya Zawadi est l'une des rares femmes qui emboîtent le chemin de ce métier, très souvent perçu comme réservé aux hommes.
« Le cas de madame Kavira Kabuyaya Zawadi, enlevée en plein centre-ville sur l'avenue Goma, est une honte pour tout le système sécuritaire. Une femme courageuse, mère de trois enfants, qui se battait dignement dans un métier dominé par les hommes, abandonnée aujourd'hui entre les mains des ravisseurs, pendant que les autorités observent », insiste-t-il.
Maître Grâce Kapitula dénonce avec véhémence cette situation et pose des questions claires, notamment : « Pourquoi les réseaux de télécommunications ne collaborent-ils pas efficacement ? Pourquoi les autorités restent-elles silencieuses face à un enlèvement en pleine ville ? Y a-t-il complicité ou négligence grave ? »
Des actions d'envergure sont annoncées.
Maître Grâce Kapitula soutient également la grève des conducteurs de moto-tricycles, communément appelés Bajaj, qui exigent justice et libération immédiate et sans condition de leur collègue. Pour lui, à l'impossible nul n'est tenu, voilà pourquoi face à la nonchalance des autorités, la population va descendre dans la rue pour exiger démocratiquement les actions fermes pour la sécurisation de la ville et la libération immédiate de cette dernière.
Ce défenseur des droits de l'homme lance également un avertissement solennel, affirmant qu'il sera parmi les premières personnes qui demanderont à la population de descendre dans la rue pour exprimer sa colère, si madame Kavira Kabuyaya Zawadi n'est pas retrouvée dans un bref délai. Pour lui, la sécurité de la population n'est pas une faveur, mais plutôt une obligation et un devoir de l'État.


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