
Photo de Legon News, prise par Hobereau Kitumani Ngufu.
Bukavu, le 04 mars 2026 - Les violences qui secouent l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC) ont des conséquences dramatiques sur la population, notamment les enfants et les femmes. À Kabare, dans le Sud-Kivu, la malnutrition est en train de prendre des proportions alarmantes.
Selon une prospection menée par des organisations locales, dont Amis de la nature et ICOPREN RDC, dans les villages autour du Parc national de Kahuzi-Biega (PNKB), 2 enfants sur 5 sont en état de malnutrition. Les villages de Miti, Bugorhe et Irhambi Katana sont particulièrement touchés.
Cris de coeur des organisations locales pour sauver des vies
Les organisations locales lancent un cri d'alarme pour appeler les organisations internationales et le gouvernement Congolais à intervenir d'urgence pour venir en aide à ces victimes de la faim. À Cibinda, dans le groupement de Miti, ICOPREN RDC a enregistré plus de 40 familles avec 1 à 2 enfants malnutris. À Kabulingu, dans le village de Bugorhe, 29 familles ont été identifiées en mi-journée.
Une autre souche de négligence causant cette maladie
Un responsable du comité de santé de la zone de santé de Miti, qui a souhaité rester anonyme, a déclaré que certains parents préfèrent cacher leurs enfants en cas de distribution de vitamines et de vaccins, ce qui est une mesure préventive. Il a souligné l'absence d'organisations de prise en charge des enfants dans la zone.
« Le cas de quashiorkore se multiplie chez les enfants, car la majorité des parents ne travaillent pas », a confirmé à Legon News Muzaliwa Pascal, chef de famille.
Face à cette situation alarmante, il est plus qu'important d'appeler les organisations internationales et le gouvernement Congolais à intervenir d'urgence pour venir en aide à ces victimes de la faim et à soutenir les organisations locales qui travaillent pour lutter contre la malnutrition dans la région. Cette situation est la conséquence directe de la guerre d'agression Rwandaise menée dans l'Est de la République Démocratique du Congo.
Par Hobereau kitumaini depuis Bukavu.

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