Le 24 février 2026 - En République Démocratique du Congo, la déclaration de Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), intervient dans un climat de tensions croissantes liées à l’insécurité persistante dans l’Est du pays. Réagissant aux affirmations selon lesquelles Mgr Fulgence Muteba se serait exprimé pour la première fois sur la situation, il a fermement rejeté cette lecture, estimant qu’elle relève soit d’une méconnaissance des faits, soit d’une volonté délibérée de déformer la réalité.
Pour lui, la position de l’Église catholique Congolaise sur la crise sécuritaire n’a jamais varié et s’est exprimée à de multiples reprises à travers des déclarations officielles, des messages pastoraux et des prises de parole publiques. Au cœur de la polémique figure la condamnation renouvelée de l’insécurité dans les provinces orientales, notamment au Nord-Kivu et en Ituri, ainsi que les accusations récurrentes concernant l’appui de l’armée Rwandaise aux rebelles de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et du Mouvement du 23 mars (M23).
Selon Mgr Nshole, il est inexact de présenter ces dénonciations comme inédites, car la CENCO a régulièrement alerté l’opinion nationale et internationale sur la gravité de la situation humanitaire, les déplacements massifs de populations et les atteintes à la souveraineté du pays. L’Église affirme ainsi s’inscrire dans une continuité morale et pastorale, fidèle à sa mission de défense de la paix, de la dignité humaine et de l’intégrité territoriale. Cette sortie médiatique reflete également le rôle central que joue la CENCO dans le débat public en République Démocratique du Congo.
Institution influente et souvent perçue comme une autorité morale, elle intervient régulièrement sur les grandes questions nationales, qu’elles soient sécuritaires, politiques ou sociales. En dénonçant ce qu’il qualifie d’ignorance ou de mauvaise foi, Mgr Nshole entend non seulement défendre la cohérence des positions de la hiérarchie catholique, mais aussi rappeler que la crise à l’Est demeure une urgence nationale qui exige vérité, responsabilité et engagement collectif.
Par Paluku Munganga Je T'aime depuis Nord-Kivu.


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