Le général Muhoozi Kainerugaba a réagi publiquement aux critiques émises par le Sénat des États-Unis, rejetant toute accusation selon laquelle il aurait franchi une « ligne rouge ». Dans une déclaration au ton ferme, l’officier supérieur a exigé que son rang soit respecté, précisant qu’il ne devait pas être désigné comme « commandant », mais bien comme général.
S’adressant directement aux autorités américaines, Muhoozi Kainerugaba a demandé des clarifications sur les reproches formulés à son encontre. Il a rappelé que Washington reste libre de réévaluer sa coopération avec l’Ouganda, tout en avertissant que cette coopération ne peut se faire au détriment de la dignité ou de la souveraineté de son pays.
Le général a insisté sur le refus de toute forme de paternalisme ou de domination étrangère. Selon lui, l’Ouganda ne saurait accepter une relation déséquilibrée avec une puissance extérieure. Sa déclaration, publiée ce mardi 3 février sur son compte Twitter, a rapidement suscité de nombreuses réactions en ligne.
Cette prise de position intervient dans un contexte de relations parfois tendues entre Kampala et Washington, notamment autour des questions de gouvernance, de droits humains et de politique régionale. Au-delà de l’aspect diplomatique, ce message apparaît également comme une affirmation d’indépendance destinée à l’opinion publique africaine, dans un climat où plusieurs pays du continent revendiquent une plus grande autonomie face aux puissances occidentales.
La réaction du général Muhoozi Kainerugaba pourrait influencer les échanges futurs entre les deux pays, alors que les États-Unis demeurent un partenaire stratégique de l’Ouganda dans les domaines sécuritaire et économique. Les observateurs attendent désormais la réponse officielle de Washington pour mesurer l’impact de cette déclaration sur la coopération bilatérale.
Paluku Munganga Jet’aime


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