Oïcha, le 08 février 2026 - Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Forces Démocratiques Alliés (ADF) a endeuillé la commune d’Oïcha, précisément dans le quartier Mabasele le jeudi soir. Le bilan provisoire fait état de deux civils tués, dont Monsieur Tembo, agriculteur et père de trois enfants, selon des sources locales concordantes.
Présent sur le terrain, le citoyen engagé Clovis Mutsuva s’est rendu dans la zone touchée pour constater l’ampleur des dégâts et recueillir les témoignages des habitants. Dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux, il exprime son indignation face à ce qu’il qualifie d’inaction des autorités sécuritaires, malgré les alertes répétées de la société civile.
Selon ses déclarations, quatre attaques attribuées aux ADF ont été enregistrées en l’espace de quatre jours, dans un périmètre de moins de 40 kilomètres, notamment dans les zones de Mamove et d’Oïcha. Une situation qui, pour de nombreux habitants, met en lumière de sérieuses failles dans le dispositif de sécurité en place.
Clovis Mutsuva met en cause la responsabilité du coordonnateur des opérations et gouverneur de la province du Nord-Kivu, le général Evariste Somo Kakule, ainsi que celle du commandant secteur, le général Mugisa, qu’il accuse de ne pas avoir réagi de manière adéquate aux alertes précoces émises par la société civile locale.
« Lorsque les alertes sont lancées et qu’aucune mesure préventive n’est prise, ce sont toujours les civils qui en paient le prix », déplore-t-il.
Dans la population, la colère et la peur se mêlent à un sentiment d’abandon. Plusieurs habitants interrogés craignent que l’insécurité persistante ne conduise à un déplacement forcé des communautés locales et à une perte progressive de contrôle sur leurs terres.
Des acteurs de la société civile appellent désormais à une enquête indépendante sur la gestion des alertes sécuritaires, au renforcement immédiat de la protection des civils et à une collaboration plus étroite entre les forces de défense et les communautés locales afin de prévenir de nouvelles attaques.
En attendant des réponses concrètes des autorités, les habitants d’Oïcha et de ses environs continuent de vivre dans l’angoisse, redoutant une nouvelle flambée de violences dans une région déjà lourdement affectée par les groupes armés.
Paluku Munganga Je T'aime - Correspondant.


Exprimez-vous