Kinshasa, le 14 février 2026 - Le dialogue national inclusif toujours au coeur de l'actualité en République Démocratique du Congo depuis quelques semaines. Dans une déclaration, le prêtre catholique a de nouveau interrogé la situation selon sa compréhension, créant un débat controverse dans l'opinion publique.
Pour l'homme de Dieu, il y a d'abord quelque chose à clarifier dans ce fameux dialogue national inclusif. Donatien Nshole dit ne pas comprendre comment au même moment où nous parlons de la possibilité d'un dialogue inclusif, mais pas avec ceux qui ont pris les armes ? Se questionne t-il.
« Je ne sais pas si on considère ce qui se passe à Doha comme un aspect de ce dialogue ou pas. Donc là, c'est quelque chose qu'il faut comprendre davantage. Peut-être que c'est moi qui interprète et que pour le Président, ce dialogue se ferait en deux temps : un temps avec ceux qui ont pris les armes, et un temps avec les autres », indique-t-il.
Partant de cette analyse, le secrétaire général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) estime que ce serait plus pratique, pour des questions qui concernent tout le monde, que tout le monde se retrouve autour d'une table.
Il faut rappeler que pour le Mgr Donatien Nshole, le dialogue inclusif reste une voie valable et nécessaire, à condition que ses objectifs soient clairement orientés vers l’intérêt général de la nation. Le prêtre catholique a depuis longtemps insisté sur le fait que l’Église ne se laisse pas entraîner dans des jeux politiques ou des manœuvres de repositionnement. Elle se tient plutôt sur une posture de neutralité, afin de garantir un espace de concertation crédible et apaisé pour toutes les parties prenantes.
C’est dans ce cadre que la CENCO se dit prête à jouer pleinement son rôle de facilitateur. L’Église se déclare disponible à accompagner les discussions, loin des calculs politiciens, pour favoriser un consensus national et contribuer à la restauration de la paix. L’objectif est de privilégier l’intérêt supérieur de la Nation, en mettant au premier plan la sécurité, l’unité et le bien-être des populations.
Une position de ce prêtre catholique qui divise largement l'opinion publique Congolaise, où plusieurs y voient un plan machiavélique contre la RDC, visant à céder une partie du territoire national au Rwanda. Ce que la CENCO via monseigneur Donatien Nshole n'a jamais gobé depuis l'accentuation de la situation sécuritaire dans la partie Est du pays.
Kolaba Koto Rodrigue.


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