Cette marche avait pour objectif de réclamer la paix dans une région meurtrie depuis des années par les attaques répétées des groupes armés, notamment les ADF et le M23. Les habitants, épuisés par l’insécurité persistante, espéraient faire entendre leur voix et rappeler l’urgence d’une solution durable.
La veille de la manifestation, la LUCHA avait adressé une correspondance officielle au maire de la ville de Beni, le commissaire Nyofondo Tekodale Jacob, pour l’informer de l’organisation de cette marche pacifique. Malgré cette démarche administrative, l’autorité urbaine avait interdit la tenue de l’événement. Les militants ont néanmoins maintenu leur mobilisation, estimant que la paix est un droit fondamental qui doit être défendu publiquement.
Les militants arrêtés sont :
- Loswire Shabani
- Sconto Rubenw
- Muhindo Lufungula Jean Py
- Jean
- Kabambi Raphaël
- Bertin
Le mouvement citoyen exige leur libération immédiate, affirmant que ces arrestations constituent une atteinte grave aux libertés publiques. La LUCHA prévient que, sans réponse rapide des autorités, des actions de plus grande envergure seront engagées dans les prochains jours.
Cette situation intervient dans un contexte sécuritaire tendu à Beni, où les populations continuent de vivre sous la menace constante des groupes armés. Les organisations citoyennes et les acteurs locaux appellent régulièrement à une meilleure protection des civils et à une réponse plus efficace des autorités face à l’insécurité.
La société civile de Beni, tout comme plusieurs organisations de défense des droits humains, suit de près l’évolution de ce dossier et appelle au respect des droits fondamentaux des manifestants pacifiques.
Paluku Munganga Jet’aime


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