Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) poursuivent leurs opérations de sécurisation contre le groupe armé Mobondo dans l’ouest du pays. Dans le cadre de cette traque, trois combattants ont été interpellés ces derniers jours alors qu’ils tentaient de se soustraire à la pression militaire exercée sur leurs positions.
Le premier suspect, connu sous le surnom de Cadoco, a été arrêté mardi 23 décembre 2025 sur la route nationale numéro 1 (RN1). Il circulait à moto en direction de Kinshasa, accompagné de son épouse. Selon des sources militaires, l’individu tentait de quitter discrètement la zone des combats. Il a été transféré dans la capitale congolaise pour des besoins d’exploitation et d’enquête.
Le même jour, un deuxième milicien, identifié comme Mbuma Kiswamu Kakuba, a été appréhendé au village Disu, dans le secteur de Wamba Fatundu. Il était en possession d’une arme de calibre 12 au moment de son arrestation. Les FARDC indiquent qu’il a été acheminé vers la ville de Kenge afin d’être entendu par les services compétents.
Un troisième combattant, Kitambala Muzinga Doudou, a quant à lui été interpellé armé au village Matoko, dans la commune rurale de Maluku, à l’est de Kinshasa. Son arrestation s’inscrit dans une série d’opérations ciblées menées par l’armée congolaise pour empêcher toute reconstitution des cellules du groupe Mobondo dans la périphérie de la capitale.
Face à ces arrestations, l’armée congolaise réaffirme sa détermination à mettre un terme définitif aux activités de ce groupe armé. Les FARDC ont lancé un appel clair aux autres combattants Mobondo encore actifs, les invitant à se rendre volontairement auprès du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRC-S) ou de la Réserve armée de la défense (RAD), en déposant leurs armes.
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« Les opérations se poursuivront jusqu’au désarmement complet du dernier élément Mobondo dans l’espace du grand Bandundu. Aucune pression politique ni tentative de lobbying ne pourra influer sur le cours de ces actions », a déclaré le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole des opérations militaires.
Selon l’armée, les patrouilles, fouilles et actions de sécurisation se poursuivent et s’intensifient sur l’ensemble du secteur opérationnel Ngemba, avec pour objectif de rétablir durablement la sécurité et de protéger les populations civiles longtemps affectées par l’insécurité.
Paluku Munganga


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