Le prix Nobel de la paix, le Dr Denis Mukwege, a vivement critiqué la communauté internationale qu’il accuse de passivité face à la dégradation continue de la situation sécuritaire et humanitaire au Sud-Kivu. Dans un communiqué publié samedi 13 décembre 2025, le gynécologue Congolais dénonce ce qu’il qualifie d’agression Rwandaise menée à travers les rebelles du M-23 dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Mukwege se dit particulièrement indigné par la progression des rebelles du M-23, qu’il affirme être soutenus par l’armée Rwandaise, dans un contexte marqué par un « silence international incompréhensible ». Il pointe notamment du doigt le récent communiqué du président de la Commission de l’Union Africaine, daté du 11 décembre, qui appelle à la retenue sans désigner explicitement le Rwanda comme acteur clé de l’escalade.
« Il est incompréhensible que Kigali, à l’origine de la crise actuelle, ne soit pas nommément cité alors que les faits sont clairs », a-t-il déclaré avec force.
Le prix Nobel estime par ailleurs que les Accords de Washington, entérinés le 4 décembre dernier sous le regard inébranlable du Président Donald Trump dans l’objectif de favoriser une désescalade, n’ont pas produit les effets escomptés. Selon lui, les combats se sont au contraire intensifiés, aboutissant notamment à la prise de la ville stratégique d’Uvira par le M-23 et ses alliés.
S’appuyant sur un rapport récent des experts des Nations-Unies, Denis Mukwege évoque la présence de 6 000 à 7 000 soldats Rwandais sur le territoire Congolais dans le but de soutenir les rebelles du M-23. Il considère cette situation comme une violation manifeste du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, en particulier la résolution 2773 adoptée en février 2025, qui exige un cessez-le-feu immédiat et le retrait sans condition des troupes Rwandaises du territoire Congolais.
Le médecin Congolais critique également l’Alliance Fleuve Congo (AFC), qu’il décrit comme un projet politique sans légitimité populaire, conçu pour servir les intérêts de Kigali et alimenter une dynamique de déstabilisation de la République Démocratique du Congo.
Enfin, Denis Mukwege a lancé un appel pressant aux consciences Africaines et internationales, regrettant l’incapacité de l’Union Africaine à qualifier clairement le Rwanda d’État agresseur, en contradiction, selon lui, avec sa Charte et les principes fondamentaux du droit international.
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