Nord-Ubangi, 22 décembre 2025 - On en parle toujours et encore des engins explosifs ou reste de guerres minés ça et là à travers la province et particulièrement dans la ville de Gbadolite.
La province du Nord-Ubangi continue d'être plus exposée à des risques liés aux engins explosifs minés ça et là pendant les périodes des guerres. Le récent cas est celui détecté le 18 décembre dernier, dans la commune de Molegbe, situé à plus ou moins 15 kms du centre ville de Gbadolite, puis déblayé lundi, 22 décembre 2025.
Le bourgmestre de ladite commune qui alerte sur ce danger précise qu'il s'agit d'un engin explosif enfuis dans le sol et qui a été découvert par un cultivateur dans son champ. Aussitôt informé, Me Prince Édouard Zongo a fait appel au service spécialisé dans le déblayage. Là, après évaluation et sécurisation du site, cet engin explosif a été techniquement déblayé sans aucun incident.
« Un autre engin explosif de la marque mortier 60 a été découvert par un cultivateur du nom de Kegi au quartier Kawele dans son champ, non loin de la résidence du feu Maréchal Mobutu. Nous avons fait appel aux experts de l'ONG ADES par le concours de son technicien Timothée Kombombo et cet engin a été enlevé, acheminé et déposé dans le dépôt de la FARDC à Gbadolite, conformément aux procédures légales en vigueur en matière de sécurité et neutralisation des munitions non explosées dans notre pays », a indiqué l'autorité communale.
Maître Prince Édouard Zongo Nyingu lance une alerte de vigilance à la population de Molegbe et appelle tout le monde à signaler toute découverte des objets semblables à ces engins explosifs en vue de faciliter le déblaiement en urgence dans la population.
« Nous demandons à tout habitant de la commune de Molegbe qui verra tout objet semblable aux bombes de nous faire parvenir l'information à temps réel pour que des dispositions utiles soient prises », a-t-il conclut son message d'alerte adressé à la population dont une copie est parvenue à la rédaction de Legon News.
Déjà à 2024, 49 zones dangereuses + 2 champs des mines antipersonnel ou reste de guerres ont été identifiées puis marquées par l’ONG Action de Développement et bien Être Social (ADES).
Conséquences déjà enregistrées
À ce jour, plus de 247 personnes handicapées liées aux dégâts de ces mines antipersonnel vivent dans cette province, parmi lesquelles on peut compter aussi des morts, rapporte Timothée Kombombo, le coordonnateur interprovincial de l'ONG ADES.
C'est ce qui prouve selon le rapport de cette ONG spécialisée dans le déblayage de ces engins explosifs, que la population de la province du Nord-Ubangi est aujourd'hui gravement exposée aux risques des charges explosives (reste de guerres) ou mines antipersonnel qui sont presque détectées dans tous les quatre territoires y compris la ville de Gbadolite.
Les autorités compétentes appelées à agir
Face à cette situation alarmante, exposant sérieusement la vie des compatriotes, les autorités de Kinshasa et celles locales sont appelées à prendre à bras le corps cette affaire en appuyant les services spécialisés dont cette ONG qui œuvre déjà d'arrache-pied dans le marquage et déblayage de ces engins explosifs en vue d'épargner la population de ces dangers permanent.
Kolaba Koto Rodrigue.


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