C'est sur les lèvres d'aucuns depuis quelques semaines, cette information qui paraît comme la défiance de l'autorité de l'État par un groupe d'individus spoliateurs du site de l'espace vert du château d'eau de la Regideso et ça fait la Une à Gbadolite, chef-lieu de la province du Nord-Ubangi.
Legon News qui a précédemment publié un article sur la décision du Ministre de la Justice, suis près à près cette situation alarmante qui, en réalité remet en cause l'autorité de l'État dans cette partie du pays. Dans son communiqué officiel du 15 décembre dernier estampillé par le sceau original et sa signature, référencé : «N°003/CAB/MINIPRO/M.E.R.H.J.D/PP-GP/DDD/GBD/2025», le patron de la Justice du Nord-Ubangi avait demandé à ses services dont le Tribunal de Grande Instance (TGI) Gbadolite de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de contrecarrer les occupants de l'espace vert du château d'eau de la Regideso.
Fort malheureusement et à la grande surprise, quelques jours plus tard, la décision du Ministre qui insistait sur l'exécution sans faille est aujourd'hui torpillée sans aucune crainte par le groupe de ces personnes qui seraient bien identifiées. Sur le site, des travaux de constructions anarchiques continuent sans inquiétude aucune et les exploitants artisanaux des produits des carrières dont les moellons œuvrent aisément, constate Legon News.
« C'est triste, c'est aberrant et ça laisse croire que l'État n'existe que par le nom et non par les actions au Nord-Ubangi. En dépit de la demande du Ministre Provincial de la Justice, monsieur Didier Dutimo Dida suspendant tous les travaux sur ce site de l'espace vert entourant le château d'eau de la Regideso Gbadolite, sur place, les travaux se poursuivent normalement comme si rien n'était dit, sans aucune inquiétude et sous l'œil de l'État lui-même », a constaté Legon News.
Pour mémoire, dans un communiqué officiel référencé « N°003/CAB/MINIPRO/M.E.R.H.J.D/PP-GP/DDD/GBD/2025 » du 15 décembre 2025, le Ministre Provincial de la Justice avait fait une alerte sur l'occupation et construction anarchiques orchestrées par des individus aux alentours du château d'eau de la Regideso Gbadolite, situé sur le boulevard Mobutu.
Son communiqué faisait suite d'une alerte faite par le Chef du quartier Lite, en commune et ville de Gbadolite, laquelle se rapportait à l'occupation et constructions anarchiques orchestrées à ciel-ouvert aux alentours du château d'eau de la Regideso en face de l'établissement SHIZA au boulevard Mobutu et aux abords de la résidence privée du VPM des transports (Jean-Pierre Bemba).
« Grand est l'étonnement de constater la reprise sans inquiétude aucune des constructions des édifices dans le lieu ci-haut évoqué, foulant aux pieds la suspension des travaux par la Justice, notamment le TGI/Gbadolite », avait-il dénoncé.
Ceci étant, le Ministère Provincial de la Justice avait annoncé de prendre le devant de la situation jugée aggravante et avait enjoint à nouveau ses services dont le parquet près le tribunal de grande instance de Gbadolite de se saisir immédiatement des faits susmentionnés afin d'engager des poursuites judiciaires à l'encontre des occupants véreux du site dont-il est mention, qui du reste, est censé demeurer un espace vert et par conséquent ne peut faire l'objet d'aucune spoliation, ni vente, avait indiqué Didier Dutimo Dida.
Des voix s'élèvent parmi la population pour interpeller celles censées protéger les patrimoines.
« La concession de l'ICCN, celle de Regideso, ainsi que la résidence officielle de Bambu, du feu le Maréchal Mobutu avaient été vendues de la même manière. Ce qui est particulièrement troublant, c'est que même les autorités censées protéger ces sites ont été impliquées dans la vente de ces lopins de terre. Cela soulève des questions sur l'intégrité et la responsabilité de ceux qui sont chargés de veiller sur notre patrimoine », se plaint un notable de la ville de Gbadolite qui a vécu l'anonymat.
Ces dénonciations troublantes met en lumière ce que plusieurs analystes et observateurs qualifient de la « nonchalance et complicité de l'État lui-même dans ces troubles », dénoncent ils tout en condamnant la façon de gestion de la chose publique, qui selon plusieurs personnes encourage à ciel ouvert les spoliations de ces nombreux sites historiques de Gbadolite.
« Avant tout, je condamne fermement les autorités compétentes de notre province. Car, ce que nous vivons ne sont que les fruits de leurs incompétences et mauvaises volontés. Cet espace à problème aujourd'hui, si vous enquêtez bien, vous trouverez que c'est lui-même l'État, à travers ses services compétents dont Cadastre, le service de l'habitat et autres qui ont vendu ces portions de terres à ces individus. Mais aujourd'hui, on crie sur ces derniers, oubliant qu'ils ont acheté ça chez les services compétents de l'État », a déclaré un autre habitant.
Qu'a fait réellement le Maréchal Mobutu pour que ses empreintes tant publiques que privées s'effacent sitôt chez lui-même alors que ses traces sont belles et biens protégées sous d'autres cieux ? L'exemple palpable est celui de sa résidence de Goma utilisée comme gouvernorat aujourd'hui !
Du jardin botanique et zoologique de l'Institut Congolais de Conservation de la Nature (ICCN) de Gbadolite, passant par la résidence officielle de Bambu, celle privée de Kawele, champs des : manguiers, cocotiers, palmiers, Regideso, CDAI et consorts, ces questions soulevées ci-haut méritent une réflexion lucide et une prise de conscience collective avec des mesures drastiques en vue de trouver des solutions exactes.
Les gouvernants du Nord-Ubangi, acteurs principaux dans l'effacement des actions du Maréchal Mobutu laissées au bénéfice de la population ?
Certes, l'épineuse question d'actualité concernant la spoliation à ciel ouvert de l'espace vert du château d'eau de la Regideso Gbadolite, n'est qu'une partie constituant selon plusieurs analystes et observateurs, la défaillance totale et l'implication de l'État lui-même dans ces destructions massives.
« À jamais et nul part dans un pays au monde, on peut assister à ce que nous vivons aujourd'hui dans notre province. Le peuple est-il au dessus de la loi ou de l'État ? Je ne pense pas, car il est le Dieu de ce monde. Quand l'État n'arrive plus à protéger ses propres biens et pour les tiers, alors que dire ? Est-il complice ? Sa nonchalance l'attrape ? Et il (l'État) attend voir qui venir agir à sa place ? », en tout cas, ces questions d'un autre citoyen de Gbadolite, restent entièrement ouvertes.
Le Gouverneur Jean-Bosco Kotongo Anfio Bato mis à l'épreuve en vue de changer le narratif !
Depuis son élection à la tête du Nord-Ubangi et l'investiture de son équipe Gouvernementale, le Chef de l'exécutif Provincial du Nord-Ubangi a été bien accueilli avec son slogan de « Rupture et Innovation », suscitant espoir du changement d'un Nord-Ubangi nouveau.
En dépit des défis qui gangrènent plusieurs secteurs dans cette province, le Chef de l'exécutif n'est pas resté insensible en vue d'apporter tant soit peu solution, estiment plusieurs personnes questionnées par Legon News et qui encouragent le Gouverneur à redoubler d'efforts pour stopper cette fameuse question à répétition de la spoliation à ciel ouvert des espaces verts dans le Nord-Ubangi.
Didier Dutimo Dida, digne fils de Gbadolite tenu à l'oeil pour son engagement à éradiquer une fois pour toute ce fléau !
Annonçant ouvertement dans son récent communiqué du 15 décembre dernier, son engagement ferme et total prenant l'affaire en main, le Ministre de la Justice du Nord-Ubangi Didier Dutimo Dida est désormais sous les caméras de la population. Réussir définitivement à libérer cet espace vert du château d'eau de la Regideso puis remettre la société dans ses droits, sont les décisions les plus attendues.
Affaire à suivre...
Kolaba Koto Rodrigue.


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