Censé être une réponse rapide aux nombreux défis d’infrastructures urbaines que connaît la ville de Kananga, le Projet d’Urgence et de Résilience Urbaine de Kananga (PURUK), financé par la Banque Mondiale à hauteur de 100 millions de dollars américains, suscite aujourd’hui frustration, incompréhension et colère au sein de la population locale.
En effet, près de cinq mois après le décaissement des fonds, aucune activité visible n’a été enregistrée sur le terrain, et les attentes se transforment peu à peu en désillusion au sein de la population de la ville de Kananga.
Legon News qui se positionne toujours au coeur des informations les plus proches des réalités du terrain a, ce samedi 27 décembre 2025, à travers son permanent dans la ville de Kananga, rencontré quelques habitants pour parler de cette situation qui fait réagir d'aucuns.
Après la ronde effectuée par Thomas Ernest Mukonga, au-moins quatre-vingt dix pourcent des populations rencontrées ont parlé même langage, dénonçant avec dernière énergie le manque d'impacts visibles de ce projet dans la ville, alors que son annonce a été perçue comme une lueur d'espoir pour la population.
« À Kananga, les habitants constatent quotidiennement la progression alarmante des ravins, la dégradation des routes, l'absence de canalisations d’eau et l'érosion menaçant les habitations, sans qu’aucune intervention concrète du PURUK ne soit visible. Ce projet d'urgence devient paradoxalement un symbole de lenteur, voire d’inefficacité, dans une ville qui espérait voir des changements rapides », a constaté avec amertume le reporter de votre média dans la région qui a rencontré plusieurs habitants.
La question qui hante désormais les esprits est claire : où est passé l’argent ? Les 100 millions de dollars promis et annoncés en grande pompe ne semblent pas avoir trouvé leur destination sur le terrain. La transparence autour de la gestion des fonds reste floue, et les autorités compétentes n'ont toujours pas communiqué de manière claire sur le calendrier, les entreprises exécutantes, ni les sites ciblés par les travaux.
Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent, tant dans la société civile que chez les citoyens ordinaires. Des appels sont lancés à l’endroit du gouverneur de province, Joseph Moïse Kambulu Nkonko, pour qu’il suspende voire stoppe ce projet, jugé inopérant et mal engagé. Certains dénoncent même une malédiction déguisée en projet de développement, estimant que le PURUK, au lieu d’apporter la résilience promise, ajoute à la frustration et à la précarité des Kanangais.
Ce dossier met en lumière une fois de plus les défis de gouvernance locale, de transparence dans la gestion des fonds publics et de redevabilité. En l’absence de réponses claires, le risque est grand de voir le fossé se creuser davantage entre les autorités et la population.
Mukonga Thomas Ernest.



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