D’après plusieurs sources concordantes, ce sont les habitants du quartier qui ont donné l’alerte après avoir été incommodés par une odeur nauséabonde persistante provenant de cette habitation laissée à l’abandon depuis longtemps. Une fois sur place, la découverte du corps a immédiatement attiré l’attention des autorités locales et des services de sécurité, dépêchés sur les lieux pour sécuriser le périmètre et empêcher toute manipulation des indices.
La victime, de sexe masculin, a été retrouvée pendue à l’intérieur de la maison, ne portant que des sous-vêtements. Aucun document d’identité n’a été retrouvé sur le corps, rendant son identification difficile à ce stade. L’état de décomposition avancée du cadavre laisse présager que le décès serait survenu plusieurs jours, voire plusieurs semaines avant sa découverte, sans que personne ne s’en aperçoive.
Face à cette situation, les forces vives de la société civile de Baswagha Lubena ont lancé un appel pressant à la population, invitant particulièrement les familles de Cantine et des villages environnants à vérifier la présence de leurs proches et à signaler toute disparition suspecte. Cette démarche vise à faciliter l’identification de la victime et à éclairer les circonstances exactes de ce drame.
Selon certains témoignages recueillis sur place par le reporter de Legon News dans la région, la victime était régulièrement aperçue errant dans le quartier et semblait souffrir de troubles psychiques. Plusieurs habitants affirment l’avoir vu fréquenter les environs de la maison abandonnée avant sa mort. Toutefois, ces informations demeurent non officielles et doivent être confirmées par les services spécialisés au terme des enquêtes en cours.
Les autorités administratives et sécuritaires locales ont ouvert une enquête afin de déterminer les causes exactes du décès. Les investigations devront établir s’il s’agit d’un suicide, d’un homicide déguisé ou d’un autre scénario. Des experts sont attendus pour procéder aux analyses nécessaires, tandis que le corps devrait être transféré à la morgue pour des examens approfondis.
S’exprimant à ce sujet, Tchetche Aliamini, président de la société civile de Baswagha Lubena, a exprimé sa préoccupation face à ce drame. Il a appelé à la vigilance communautaire et à la solidarité entre les habitants, tout en exhortant les autorités à renforcer la surveillance des maisons abandonnées, souvent occupées par des personnes sans abri ou vulnérables. Il a également insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de prise en charge des personnes souffrant de troubles mentaux afin d’éviter de telles situations à l’avenir.
Cette découverte tragique remet en lumière les défis sociaux auxquels est confrontée la région, notamment l’abandon des personnes vulnérables, l’insuffisance des structures de santé mentale et le manque de suivi communautaire. Dans l’attente des conclusions officielles de l’enquête, la population de Cantine reste sous le choc et appelle à des mesures concrètes pour prévenir de nouveaux drames.
Paluku Munganga Jet'aime.


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